mardi 5 août 2025

🔺 L'origine de l'homme, par rappport à la sexualité

 

 L'Eternel Dieu façonna l'homme avec la poussière de la terre. Il insuffla un souffle de vie

dans ses narines et l'homme devint un être vivant.

̶  Genèse 2.7

 L’homme n’est pas le fruit du hasard : son existence résulte de la volonté souveraine et du pouvoir créateur de Dieu. Contrairement à ce que postule l’évolutionnisme, selon lequel l’homme descendrait d’une lignée animale, la Bible affirme que l’homme a été créé directement par Dieu. Il est le seul être façonné à l’image divine, comme le déclare Genèse 1.26 : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. »

Puisque les animaux n’ont pas été créés à l’image de Dieu, il est inconcevable, selon la perspective créationniste, qu’un être tel qu’un singe puisse évoluer pour devenir un homme. Cette idée, bien qu’avancée par l’évolutionnisme, entre en contradiction avec la révélation biblique et la dignité unique conférée à l’humanité.

Dans son évangile, Luc retrace la généalogie de Jésus en affirmant : « Jésus avait environ 30 ans lorsqu'il commença son ministère. Il était, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli, » (Luc 3.23). Pour souligner son origine humaine, il conclut en mentionnant Adam : « fils d'Énos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu  (Luc 3.38).» En tant que Dieu, Jésus, l'auteur de toute création (Jean 1.1-3), n'aurait pas pu descendre d'un singe qu'il a lui-même créé.           

En déclarant : « Oui, tu es poussière et tu retourneras à la poussière (Genèse 3.19b),» Dieu rappelle à l’homme son origine terrestre. En effet, s’il ne provenait pas de la poussière, il ne pourrait pas y retourner. C’est pourquoi Jésus a affirmé, au sujet de la résurrection : « C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. (Jean 11.25)». Ainsi, ce n’est pas le corps physique du chrétien qui revivra mais un corps céleste, incorruptible et glorifié comme l’enseigne l’apôtre Paul : «Le premier homme, tiré de la terre, est fait de poussière ; le second homme, [le Seigneur], est du ciel.» (1 Corinthiens 15.47), et encore : « Il faut en effet que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité et que ce corps mortel revête l’immortalité (1 Corinthiens 15.53). »

En conclusion, le retour de l’homme à la poussière ne signifie pas la fin de son existence en tant qu’âme immortelle. Seul son corps, façonné à partir de la poussière, retourne à son origine, tandis que son âme demeure destinée soit au salut, soit à la condamnation (Marc 16.16, Jean 5.28-29).

De la poussière à la vie

         


L’homme est composé de trois parties distinctes : le corps, l’esprit et l’âme (1 Thessaloniciens 5.23). C’est le corps qui est conçu pour assurer la reproduction et perpétuer l’espèce humaine grâce à la sexualité. À sa mort, son corps décomposé retourne à la poussière. Alors, l’homme vit parce que son esprit et son âme résident dans son corps, lui donnant conscience, volonté et relation avec Dieu.

 Il est vrai que Dieu a façonné Adam, le premier homme, à partir de la poussière de la terre. Mais après cette création initiale, la reproduction humaine est devenue possible par l’union sexuelle, comme en témoigne la conception de Caïn, d’Abel et de Seth étant les trois premiers enfants nés et mentionnés dans la Bible après la création (Genèse 4.1, 2, 25).

Pour sauver l’humanité, Jésus n’est pas venu dans un corps angélique ni dans une forme surnaturelle. Il est venu dans un corps pleinement humain, né d’une femme vierge conformément à ce qui est écrit en Matthieu 1.18. D’un point de vue théologique, cela manifeste son désir de s’identifier à sa création. C’est aussi une preuve éclatante que l’espèce humaine a une valeur immense à ses yeux.

S’il était descendu du ciel sous forme adulte, les Juifs auraient peut-être été plus enclins à croire en sa divinité mais cela aurait contourné le processus humain établi par Dieu. En choisissant de venir à la vie comme tout homme, Jésus, notre Sauveur, a sanctifié la condition humaine et affirmé la dignité de la vie terrestre. Notre nature humaine n’est donc pas insignifiante, même si l’injustice et le mépris du monde cherchent à nous en convaincre. Elle demeure précieuse, car elle reflète la gloire de Dieu dans son œuvre créatrice. En nous, Dieu a insufflé son souffle de vie, et c’est cette empreinte divine qui confère à chaque être humain une valeur inestimable.

In fine, la vie qui anime notre corps n’est pas simplement un acte miraculeux isolé, mais le fruit d’un processus voulu par Dieu : la sexualité. D’un point de vue originel, nous sommes des êtres créés par Dieu, mais c’est par la relation sexuelle que la continuité de l’humanité s’est opérée après Adam et Ève.  

Un plan divin dans la volonté humaine

Selon la perspective divine, la sexualité est un moyen sacré établi pour peupler la terre. Forts de cette vérité, certains couples ont choisi de concevoir des enfants sans se conformer à l’ordre divin institué dans le Jardin d’Éden, après la création de la femme : « Dieu les bénit et leur dit: «Reproduisez-vous,… (Genèse 1.28a)».Dans sa fidélité, son amour et sa miséricorde, il ne sanctionne pas systématiquement l’enfant né d’une union libre. Si tel était le cas, je ne serais pas né pour écrire ces lignes, car ma mère m’a conçu en dehors du mariage. Et cet exemple personnel n’est qu’un parmi tant d’autres que l’on trouve dans les récits bibliques, en particulier celui de Salomon, fils d’une relation adultérine, qui devint pourtant le plus grand roi qu’Israël ait jamais connu. Dieu peut transformer ce qui semble être une faute en une source de bénédiction. C’est donc vrai que l’origine ne détermine la destinée, c’est la main de Dieu. Dans sa souveraineté, il choisit ce qui est rejeté pour glorifier son nom (1 Corinthiens 1.26-29).

 Dieu a délégué aux humains le pouvoir de procréation. Il ne crée plus directement des millions d’hommes et de femmes à partir de la poussière comme il l’a fait avec Adam, pour insuffler la vie dans leurs narines, bien que cela ne lui soit nullement impossible. Désormais, ce miracle s’accomplit à travers un processus naturel : neuf mois de gestation dans le corps de la femme.

Chaque jour, des milliers d’enfants naissent à travers le monde, témoignant de ce pouvoir extraordinaire de procréation confié à l’humanité. Ce phénomène quotidien est une preuve vivante de la collaboration entre le divin et le terrestre, entre le Créateur et sa création. À titre d’exemple, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estime qu’en moyenne, 1 825 enfants naissent chaque jour dans le monde. Ce chiffre, bien qu’impressionnant, ne fait qu’effleurer la grandeur du dessein divin inscrit dans le corps humain. En 2050, l’ONU prévoit un chiffre de 9,5 milliards de personnes sans le monde. Ce chiffre repose sur la sexualité.

Analysons les deux textes suivants.

« Je ferai de toi une grande nation (Genèse 12.2a)».

Dieu désirait fonder une grande nation pour le servir. Pour initier ce plan, il a appelé un seul homme : Abraham (Genèse 12). Celui-ci engendra un fils unique, Isaac, qui devint à son tour le père de deux jumeaux, Ésaü et Jacob. C’est de Jacob, renommé Israël, que sont issus les douze tribus qui formeront le cœur de la nation choisie. Ces douze fils n’ont pas été créés directement par Dieu à partir de la poussière comme Adam. Ils sont nés par le processus naturel de la sexualité.

Dans la poursuite de ce plan, Pharaon a fait le constat en disant: « Ce peuple est maintenant nombreux dans le pays… » (Exode 5.5). L’adjectif "nombreux" ici ne désigne pas une multiplication miraculeuse, mais bien le fruit de générations d’enfants conçus par des hommes et de femmes, dans le cadre de la sexualité humaine.

Ce premier texte nous montre que Dieu, quoique tout-puissant, préfère souvent utiliser des moyens ordinaires pour accomplir des choses extraordinaires.

 « En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle (Jean 3.16a).»

Dieu n’a pas seulement permis à l’homme de perpétuer le don sacré de la sexualité; il a aussi offert son Fils unique pour le sauver du péché. Quel Dieu merveilleux ! Ce double acte, création et rédemption, démontre un amour profond et une sagesse infinie.

En utilisant l’expression "le monde" dans Jean 3.16, Jésus fait référence à des êtres humains vivant sur la surface de la terre. C’est un terme qui englobe toutes les nations, toutes les générations sans distinction. Le pronom relatif "quiconque" signifie littéralement "toute personne qui". Donc, tout homme ou toute femme qui place sa confiance en Jésus reçoit la vie éternelle en contraste avec la vie physique et temporaire hérité d’Adam.

En conclusion…

L’homme a été créé par Dieu et pour sa gloire. La Bible déclare : « Tous ceux qui portent mon nom, que j'ai créés pour ma gloire, que j'ai façonnés, que j'ai faits (Ésaïe 43.7).» Elle ajoute : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu  (1 Corinthiens 10.31).»  Si nous nous sentons redevables envers nos parents, combien plus devrions-nous l’être envers Dieu qui nous les a donnés ? 

Jérôme Dorsonne Emerson

in QUE DIT LA BIBLE SUR LA SEXUALITE?

 



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