mardi 19 août 2025

🔺 Pourquoi étudier la théologie?

 


Si vous croyez que la Bible est la Parole de Dieu, que Dieu existe, et qu’en même temps vous pensez qu’il n’est pas important d’étudier la théologie, vous êtes dans une forme de confusion. À moins d’avoir le projet de vous plonger dans cette magnifique discipline, vous commettez une grave erreur spirituelle en rejetant un domaine qui vous serait pourtant extrêmement utile dans la recherche de la vérité et dans la connaissance de Dieu, de ses relations avec l’humanité, depuis la création jusqu’à la fin des temps.

Heureusement, vous êtes encore en train de lire ces lignes, qui vous aideront d’abord à comprendre la portée de cette étude, ensuite à sortir de la confusion, et enfin à vous engager dans l’apprentissage de la théologie.

Faute de connaissance !

Commençons par ce verset que vous connaissez certainement: « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance » (Osée 4.6). Ce passage souligne l’urgence de ne pas négliger l’étude de la théologie. En effet, nul ne sait tout. Socrate, philosophe grec célèbre et largement étudié, a dit un jour: « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. » Cette citation invite chacun à s’ouvrir à la connaissance en remettant en question ses certitudes.

Alors, si vous pensez savoir suffisamment pour ne pas chercher à comprendre les raisons d’étudier la théologie, c’est que vous croyez tout savoir. Et si ce n’est pas le cas, je vous invite à poursuivre votre lecture dans le paragraphe suivant.

Qu’est-ce que la Bible?

La Bible, comme vous et moi le savons, est la Parole de Dieu. Mais qu’est-ce qui nous prouve qu’elle l’est vraiment? Entre nous qui comprenons le français, nous savons bien que la Bible n’a pas été écrite en français. On nous a appris qu’elle a été rédigée en trois langues différentes, sur une période de mille cinq cents ans: l’hébreu, l’araméen et le grec.

Ainsi, cette Bible que nous appelons depuis des siècles « Parole de Dieu » en français est en réalité une traduction. Zut! Qui a eu cette idée, et surtout cette capacité de traduire soixante-six livres, écrits dans trois langues, sur quinze siècles, en une seule langue? Pourtant, cela a bel et bien eu lieu. C’est le suisse Louis Segond (1810–1885) qui l’a accompli. Théologien, pasteur protestant et professeur d’hébreu et d’Ancien Testament, pour ne citer que ces fonctions, il a marqué l’histoire biblique francophone.

Attention! Ce n’est pas lui qui a décidé de faire ce travail de son propre chef. Il a été officiellement chargé par la Compagnie des Pasteurs de Genève de traduire la Bible en français à partir des textes originaux en hébreu et en grec.

Et grâce à ce travail monumental, des générations de croyants francophones ont pu lire, méditer et vivre la Parole de Dieu dans leur propre langue.

La Bible et la théologie

La Bible n’a pas été traduite par n’importe qui. Ce fut un théologien. Jusqu’en 2002, cette traduction a été révisée pour s’adapter à l’évolution de la langue française. Prenons par exemple ce verset bien connu:

Louis Segond 1910

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse POINT, mais qu’il ait la vie éternelle. »

Segond 21 (2010)

« En effet, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse PAS, mais ait la vie éternelle. »

Avez-vous remarqué deux corrections? L’adverbe « point » dans la version de 1910 devient « pas » en 2010. Et le « qu’il » a disparu. Pourquoi ces modifications? Ne lit-on pas dans la Bible que nous ne devons ni retrancher ni ajouter? Eh bien oui! C'est écrit en Apocalypse 22:18-19. Alors, pourquoi le fait-on quand même?

En étudiant la théologie, vous comprendrez que traduire n’est pas trahir, mais adapter. Il ne s’agit pas de changer le message, mais de le rendre compréhensible à chaque génération. La langue évolue, et pour que la Parole reste vivante, elle doit être exprimée dans un langage que le peuple comprend.

C’est comme pour Les Chants d’Espérance, dont l’édition 2020 a remplacé « Byen kontan pou m fè sèvis ou » par « Mwen byen kontan pou m sèvi ou » au numéro 4 du Chan Desperans Kreyòl. Le message reste le même, mais la formulation devient plus naturelle pour les fidèles d’aujourd’hui.

Sortir de la confusion

Si ces exemples vous ont amené à penser que la Bible n’est plus crédible, ou si vous doutez de mes modestes démonstrations, je peux le comprendre. Cependant, et c’est là toute l’urgence, il est essentiel d’étudier la théologie. Car plus vous avancerez dans cette discipline, plus vous découvrirez des éléments qui vous étonneront, parfois jusqu’à ébranler votre confiance en cette Parole que l’on appelle “Parole de Dieu”.

Mais ce n’est pas pour vous éloigner de la foi, c’est pour vous ancrer plus profondément dans une compréhension éclairée, solide et spirituellement mature.

En conclusion…

La Bible que vous lisez, quelle que soit sa langue, n’aurait jamais été possible sans la théologie. Oups! J’allais oublier de vous dire que même « Bib la » (1998), la traduction créole, a été révisée. En attendant, sachez que la conjonction « car », traduite en 1998 par « paske », n’apparaît plus dans la version de 2019.

Alors, si vous n’étudiez pas la théologie pour comprendre votre foi et le plan de Dieu pour votre vie, vous avez laissé les théologiens faire ce travail à votre place. Et je dois vous dire sincèrement que vous avez longtemps utilisé leur labeur à votre avantage, sans en mesurer la profondeur.

Dans le prochain texte, nous parlerons de l’importance capitale de la théologie dans l’Église locale. Vous serez surpris d’apprendre des vérités qui vous ont échappé depuis votre conversion. Car seule la théologie peut vous les dévoiler.

Alors, à bientôt!

Jérôme Dorsonne Emerson

Votre humble serviteur en Jésus-Christ

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