mardi 5 août 2025

🔺 L'origine de l'homme, par rappport à la sexualité

 

 L'Eternel Dieu façonna l'homme avec la poussière de la terre. Il insuffla un souffle de vie

dans ses narines et l'homme devint un être vivant.

̶  Genèse 2.7

 L’homme n’est pas le fruit du hasard : son existence résulte de la volonté souveraine et du pouvoir créateur de Dieu. Contrairement à ce que postule l’évolutionnisme, selon lequel l’homme descendrait d’une lignée animale, la Bible affirme que l’homme a été créé directement par Dieu. Il est le seul être façonné à l’image divine, comme le déclare Genèse 1.26 : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance. »

Puisque les animaux n’ont pas été créés à l’image de Dieu, il est inconcevable, selon la perspective créationniste, qu’un être tel qu’un singe puisse évoluer pour devenir un homme. Cette idée, bien qu’avancée par l’évolutionnisme, entre en contradiction avec la révélation biblique et la dignité unique conférée à l’humanité.

Dans son évangile, Luc retrace la généalogie de Jésus en affirmant : « Jésus avait environ 30 ans lorsqu'il commença son ministère. Il était, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli, » (Luc 3.23). Pour souligner son origine humaine, il conclut en mentionnant Adam : « fils d'Énos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu  (Luc 3.38).» En tant que Dieu, Jésus, l'auteur de toute création (Jean 1.1-3), n'aurait pas pu descendre d'un singe qu'il a lui-même créé.           

En déclarant : « Oui, tu es poussière et tu retourneras à la poussière (Genèse 3.19b),» Dieu rappelle à l’homme son origine terrestre. En effet, s’il ne provenait pas de la poussière, il ne pourrait pas y retourner. C’est pourquoi Jésus a affirmé, au sujet de la résurrection : « C’est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. (Jean 11.25)». Ainsi, ce n’est pas le corps physique du chrétien qui revivra mais un corps céleste, incorruptible et glorifié comme l’enseigne l’apôtre Paul : «Le premier homme, tiré de la terre, est fait de poussière ; le second homme, [le Seigneur], est du ciel.» (1 Corinthiens 15.47), et encore : « Il faut en effet que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité et que ce corps mortel revête l’immortalité (1 Corinthiens 15.53). »

En conclusion, le retour de l’homme à la poussière ne signifie pas la fin de son existence en tant qu’âme immortelle. Seul son corps, façonné à partir de la poussière, retourne à son origine, tandis que son âme demeure destinée soit au salut, soit à la condamnation (Marc 16.16, Jean 5.28-29).

De la poussière à la vie

         


L’homme est composé de trois parties distinctes : le corps, l’esprit et l’âme (1 Thessaloniciens 5.23). C’est le corps qui est conçu pour assurer la reproduction et perpétuer l’espèce humaine grâce à la sexualité. À sa mort, son corps décomposé retourne à la poussière. Alors, l’homme vit parce que son esprit et son âme résident dans son corps, lui donnant conscience, volonté et relation avec Dieu.

 Il est vrai que Dieu a façonné Adam, le premier homme, à partir de la poussière de la terre. Mais après cette création initiale, la reproduction humaine est devenue possible par l’union sexuelle, comme en témoigne la conception de Caïn, d’Abel et de Seth étant les trois premiers enfants nés et mentionnés dans la Bible après la création (Genèse 4.1, 2, 25).

Pour sauver l’humanité, Jésus n’est pas venu dans un corps angélique ni dans une forme surnaturelle. Il est venu dans un corps pleinement humain, né d’une femme vierge conformément à ce qui est écrit en Matthieu 1.18. D’un point de vue théologique, cela manifeste son désir de s’identifier à sa création. C’est aussi une preuve éclatante que l’espèce humaine a une valeur immense à ses yeux.

S’il était descendu du ciel sous forme adulte, les Juifs auraient peut-être été plus enclins à croire en sa divinité mais cela aurait contourné le processus humain établi par Dieu. En choisissant de venir à la vie comme tout homme, Jésus, notre Sauveur, a sanctifié la condition humaine et affirmé la dignité de la vie terrestre. Notre nature humaine n’est donc pas insignifiante, même si l’injustice et le mépris du monde cherchent à nous en convaincre. Elle demeure précieuse, car elle reflète la gloire de Dieu dans son œuvre créatrice. En nous, Dieu a insufflé son souffle de vie, et c’est cette empreinte divine qui confère à chaque être humain une valeur inestimable.

In fine, la vie qui anime notre corps n’est pas simplement un acte miraculeux isolé, mais le fruit d’un processus voulu par Dieu : la sexualité. D’un point de vue originel, nous sommes des êtres créés par Dieu, mais c’est par la relation sexuelle que la continuité de l’humanité s’est opérée après Adam et Ève.  

Un plan divin dans la volonté humaine

Selon la perspective divine, la sexualité est un moyen sacré établi pour peupler la terre. Forts de cette vérité, certains couples ont choisi de concevoir des enfants sans se conformer à l’ordre divin institué dans le Jardin d’Éden, après la création de la femme : « Dieu les bénit et leur dit: «Reproduisez-vous,… (Genèse 1.28a)».Dans sa fidélité, son amour et sa miséricorde, il ne sanctionne pas systématiquement l’enfant né d’une union libre. Si tel était le cas, je ne serais pas né pour écrire ces lignes, car ma mère m’a conçu en dehors du mariage. Et cet exemple personnel n’est qu’un parmi tant d’autres que l’on trouve dans les récits bibliques, en particulier celui de Salomon, fils d’une relation adultérine, qui devint pourtant le plus grand roi qu’Israël ait jamais connu. Dieu peut transformer ce qui semble être une faute en une source de bénédiction. C’est donc vrai que l’origine ne détermine la destinée, c’est la main de Dieu. Dans sa souveraineté, il choisit ce qui est rejeté pour glorifier son nom (1 Corinthiens 1.26-29).

 Dieu a délégué aux humains le pouvoir de procréation. Il ne crée plus directement des millions d’hommes et de femmes à partir de la poussière comme il l’a fait avec Adam, pour insuffler la vie dans leurs narines, bien que cela ne lui soit nullement impossible. Désormais, ce miracle s’accomplit à travers un processus naturel : neuf mois de gestation dans le corps de la femme.

Chaque jour, des milliers d’enfants naissent à travers le monde, témoignant de ce pouvoir extraordinaire de procréation confié à l’humanité. Ce phénomène quotidien est une preuve vivante de la collaboration entre le divin et le terrestre, entre le Créateur et sa création. À titre d’exemple, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) estime qu’en moyenne, 1 825 enfants naissent chaque jour dans le monde. Ce chiffre, bien qu’impressionnant, ne fait qu’effleurer la grandeur du dessein divin inscrit dans le corps humain. En 2050, l’ONU prévoit un chiffre de 9,5 milliards de personnes sans le monde. Ce chiffre repose sur la sexualité.

Analysons les deux textes suivants.

« Je ferai de toi une grande nation (Genèse 12.2a)».

Dieu désirait fonder une grande nation pour le servir. Pour initier ce plan, il a appelé un seul homme : Abraham (Genèse 12). Celui-ci engendra un fils unique, Isaac, qui devint à son tour le père de deux jumeaux, Ésaü et Jacob. C’est de Jacob, renommé Israël, que sont issus les douze tribus qui formeront le cœur de la nation choisie. Ces douze fils n’ont pas été créés directement par Dieu à partir de la poussière comme Adam. Ils sont nés par le processus naturel de la sexualité.

Dans la poursuite de ce plan, Pharaon a fait le constat en disant: « Ce peuple est maintenant nombreux dans le pays… » (Exode 5.5). L’adjectif "nombreux" ici ne désigne pas une multiplication miraculeuse, mais bien le fruit de générations d’enfants conçus par des hommes et de femmes, dans le cadre de la sexualité humaine.

Ce premier texte nous montre que Dieu, quoique tout-puissant, préfère souvent utiliser des moyens ordinaires pour accomplir des choses extraordinaires.

 « En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle (Jean 3.16a).»

Dieu n’a pas seulement permis à l’homme de perpétuer le don sacré de la sexualité; il a aussi offert son Fils unique pour le sauver du péché. Quel Dieu merveilleux ! Ce double acte, création et rédemption, démontre un amour profond et une sagesse infinie.

En utilisant l’expression "le monde" dans Jean 3.16, Jésus fait référence à des êtres humains vivant sur la surface de la terre. C’est un terme qui englobe toutes les nations, toutes les générations sans distinction. Le pronom relatif "quiconque" signifie littéralement "toute personne qui". Donc, tout homme ou toute femme qui place sa confiance en Jésus reçoit la vie éternelle en contraste avec la vie physique et temporaire hérité d’Adam.

En conclusion…

L’homme a été créé par Dieu et pour sa gloire. La Bible déclare : « Tous ceux qui portent mon nom, que j'ai créés pour ma gloire, que j'ai façonnés, que j'ai faits (Ésaïe 43.7).» Elle ajoute : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu  (1 Corinthiens 10.31).»  Si nous nous sentons redevables envers nos parents, combien plus devrions-nous l’être envers Dieu qui nous les a donnés ? 

Jérôme Dorsonne Emerson

in QUE DIT LA BIBLE SUR LA SEXUALITE?

 



samedi 19 juillet 2025

🔺Ministère ou entreprise ? L’erreur stratégique des jeunes chanteurs évangéliques

 

Entre ministère et entreprise, la frontière est souvent floue pour les jeunes artistes évangéliques, en particulier en Haïti, étant donné les difficultés financières liées à la production en studio et au marketing. Avant de se lancer dans la musique chrétienne, il est crucial de bien comprendre cette distinction. Trop nombreux sont ceux qui investissent du temps et de l’argent sans avoir pris le recul nécessaire. Ce blog a pour but d’alerter les chanteurs en herbe sur une erreur fréquente : considérer la musique chrétienne comme une source de revenus avant de la comprendre comme une vocation.

Expérience personnelle dans le monde musical

En 2010, à Liancourt, grâce au soutien d’amis, j’ai produit mon premier album évangélique, composé de dix titres : une intro, huit chansons et une outro. Malgré cela, ce fut un échec commercial. J’ai persévéré en studio jusqu’à abandonner définitivement en 2019, après la sortie du morceau Mèsi, disponible sur ma chaîne YouTube (Mesi, fre Emerson). Compositeur, chanteur et beatmaker, tous ces atouts semblaient jouer en ma faveur, mais cela n’a pas suffi.

Voyant l’échec approcher, comme ce fut le cas pour le dessin en 2004 à Port-au-Prince, j’ai choisi de chanter pour le plaisir, l’évangélisation et l’édification, tout en aidant d’autres jeunes à percer. J’ai ainsi produit plus de vingt titres, entre collaborations et productions d’autres artistes. Mon investissement s’est ensuite orienté vers l’informatique, l’imprimerie, la promotion de la lecture ainsi que l’enseignement séculier et chrétien. Ces raisons suffisent-elles à conclure que la musique chrétienne est une carrière maudite ? Non. Des artistes comme Delly, Frè Gab ou Loutchina ont prouvé le contraire.

Entre ministère et entreprise 

À mon sens, la musique chrétienne peut relever soit du ministère, soit de l’entreprise, voire d’un équilibre entre les deux.

Ministère : c’est le cas lorsqu’un chanteur ou un groupe s’engage à édifier spirituellement (cf. Éphésiens 5.19, Colossiens 3.16), comme une chorale dans une église locale, où il ne s’agit pas de monétiser l’adoration.

Entreprise : c’est lorsque l’artiste demande une rémunération préalable pour une prestation dans une église, une croisade ou un concert. Il entre alors dans une logique commerciale. Or, la Bible n’encourage pas la transaction dans le culte.

Chant ou cantique spirituel?

Un chant est une composition musicale avec des paroles tandis qu’un cantique est un chant spirituel inspiré pour exprimer la foi. Faut-il forcément produire un album de cantiques spirituels pour faire carrière dans la musique chrétienne ? Non. De plus, la Bible n’impose pas cela. Tout comme les chrétiens peuvent pratiquer la médecine ou enseigner sans vocation spirituelle spécifique, ils peuvent aussi composer des chants patriotiques, sentimentaux ou éducatifs tout en restant fidèles aux valeurs chrétiennes.

Une entreprise dans le ministère

Exiger de l’argent tout en se présentant comme psalmiste crée une confusion, peut-être involontaire. D'autant plus, l’art de chanter n’est pas identifié comme un don spirituel dans les textes bibliques (Romains 12, 1 Corinthiens 12), bien qu’il puisse être utilisé pour servir le Royaume. Le diaconat est un exemple de service non vocationnel. Si, malgré tout, il devient une source de profit, il relève alors du simonisme, qui est condamné dans Actes 8.7–24. Pourtant, rien n’interdit aux chrétiens de chanter des thèmes tels que l’amour, la paix ou l’unité.

L’erreur stratégique

Se lancer dans l’industrie de la musique chrétienne sans évaluer les sacrifices nécessaires pour affronter la réalité. Le succès a un coût. C’est pourquoi les apôtres n’ont jamais échangé des miracles contre de l’argent (Matthieu 10.9). Dieu pourvoit aux besoins de ses serviteurs (3 Jean 5-8). Sa gloire ne se partage pas avec une quête de profits personnels.

Un artiste peut réussir, mais il lui faudra investir dans sa formation et ses productions, et offrir un talent authentique, travaillé et discipliné. Sinon, il peut servir par la musique grâce à l’autofinancement ou à des dons, tout en exerçant une activité professionnelle parallèle lui permettant de gagner sa vie.

Les jeunes artistes ne devraient pas condamner les églises lorsque leurs efforts ne sont pas récompensés. Au contraire, comme dans toute vocation, il faut persévérer. Une carrière musicale chrétienne est possible, mais elle exige préparation, discipline et vision claire.

Message aux jeunes artistes chrétiens

Si vous souhaitez vous lancer, inspirez-vous des modèles de réussite… et ne croyez pas qu’un texte évangélique, une belle voix et une bonne prestation suffisent pour réussir une carrière musicale. Ceux qui comprennent cela tôt corrigent leurs erreurs et prennent le chemin approprié, sans compromettre l’Évangile.

Jérôme D. Emerson

vendredi 18 juillet 2025

🔺Entre ruines et écrans : chronique d’un retour sans refuge

 

Si vous n’étiez pas celui qui attendait son moment pour y aller, vous étiez tout de même parmi ceux qui se réjouissaient de voir leurs proches regagner une terre natale où tant de sang a coulé.

Certes, nous n’étions pas tous d’accord sur tout, mais nous avons vu l’espoir naître au loin, et la porte s’est entrouverte de force pour laisser entrevoir les âmes chassées de leur tendre demeure.

Nous nous croyions invincibles, et nous avons osé défier la mort, lui montrant que, malgré ses nombreuses victoires, nous restions debout. Debout, après avoir cru le retour impossible.


Avec des yeux rêveurs, nous avons reconnu combien nos lits nous manquaient. Nous avons arpenté des rues meurtries par les milliers de pas du sauve-qui-peut. Nous avons vu le soleil se lever à l’est, derrière Mapou, et avons étalé nos misères sur les étables d’En-Bas-Coma.

Hélas ! Le plaisir nous a aveuglés, au point que la liberté apparente nous a fait croire que la guerre était finie. Et c’est là que le malheur nous a, une fois de plus, surpris.

À qui la faute ?
À ceux qui ont voulu susciter l’espoir pour attirer la vie sur une terre abandonnée ?
À ceux qui ont saisi l’occasion pour nous envahir et nous voler notre droit de vivre ?
À ceux qui, derrière leurs petits écrans, ont attendu sans cesse des nouvelles ?

Nous l’ignorons. Mais nous savons tous que la paix n’existe nulle part ici.

Nous n’avons d’autre choix que celui de mourir, afin de ne plus devoir choisir la mort quand la vie est encore possible.

Il a fallu que cela arrive pour que nous comprenions tous la leçon : Malheur à celui qui croit que la paix est gratuite !

JDE

mardi 15 juillet 2025

🔺Quand la musique devient le canal de la puissance du Saint-Esprit

 


Vous avez sûrement visionné l’une de ces vidéos qui tournent en boucle sur les réseaux sociaux, principalement sur Facebook. Dans ces scènes, souvent désignées comme adorasyon tèt pati (adoration tête partie), il ne s’agit plus de méditer la Parole de Dieu pour goûter sa présence : c’est le dirigeant qui donne le signal par des cantiques appelés petits chœurs (tikè chan), répétés sans cesse comme une stratégie pour “attirer”, si tant est qu’Il doive encore descendre, le Saint-Esprit dans la salle.

S'agit-il d’une spectacularisation liturgique ou d’une atmosphère émotionnelle créée pour adorer Dieu ? Difficile à dire… mais il est évident que depuis plus d'une décennie, la musique a souvent remplacé la Parole dans certains services chrétiens, devenant le principal canal par lequel on prétend invoquer la puissance du Saint-Esprit. On dirait que l’Évangile a été actualisé par des programmeurs angéliques... ou démoniaques.

Chant et doctrine : ce que dit l’Écriture

Aucun chrétien authentique ne saurait ignorer l’invitation à chanter dans le Nouveau Testament. L’apôtre Paul en parle avec clarté et profondeur. Aux saints d’Éphèse, il écrit : "Entretenez-vous par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur (Éphésiens 5.19)."

Et aux bien-aimés de Colosses : "Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment ; instruisez-vous et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce (Colossiens 3.16)."

Ces deux passages montrent que le chant, guidé par la parole et la sagesse, contribue à l’édification mutuelle et à la plénitude de l’Esprit. Mais jamais Paul ne propose de substituer la Parole par l’ambiance.

Dérives et confusion spirituelle

Or, la Bible, notre guide pour le culte et la marche chrétienne, ne nous présente aucun modèle de manifestation aussi dégradant pour honorer la présence du Saint-Esprit éternel. Dans un monde où la haine contre les chrétiens s’intensifie, ce type de culte n’est pas une solution. C’est une confusion. On ferait mieux pour le président Donald Trump ou d’un milliardaire comme Elon Musk pour leur démontrer ses révérences. Mais notre Grand Dieu ne mérite pas ces images avilissantes où un homme, sur une estrade, se permet de toucher une femme durant un service d’adoration.

Nous ne sommes pas parfaits, nous le savons tous. Mais le désordre a ses limites, et ici, la ligne rouge est franchie. Halte ! Il faut dire non à ces dirigeants qui dénaturent l’adoration, laquelle doit rester un moment de révérence à notre Grand Dieu.

La vraie manifestation de l’Esprit

La manifestation de l’Esprit, selon le Nouveau Testament, se produit de deux façons principales : Extérieurement, par les dons spirituels (1 Corinthiens 12.7–11) et intérieurement, par le fruit de l’Esprit (Galates 5.22–23).

Les apôtres et les premiers chrétiens n’ont jamais eu besoin de décors spectaculaires ou de chants amplifiés pour être remplis du Saint-Esprit. Pierre, debout, prêchait avec assurance face à des chefs religieux (Actes 4.5–20). Lors du jour de la Pentecôte (Actes 2), trois mille âmes furent touchées sans artifices. Et chez Corneille, le silence n’empêcha pas le Saint-Esprit de descendre soudainement sur tous ceux qui écoutaient la Parole (Actes 10.44).

Pas besoin d’instruments dernier cri, de musiciens réputés ni d’effets sonores spectaculaires : il suffisait de parler de Jésus, de l’Évangile, de la vérité et l’Esprit Saint faisait le reste.

Jérôme D. Emerson

15 juillet 2025

Ecrire pour exister

 

 

 

 

 

🔺La Bible : Ancien ou Nouveau Testament ?

 

Croire que tout ce qui est écrit dans la Bible s’adresse directement aux chrétiens d’aujourd’hui est une approche erronée qui brouille le message de l’Évangile. Cette mauvaise lecture a conduit bien des leaders à la confusion, rendant la parole de Dieu parfois incohérente dans sa transmission alors qu’elle est, au contraire, unique, universelle et intemporelle.

Une approche logique

L’un des principes fondamentaux de l’herméneutique biblique est que le contexte est roi. Il faut lire un verset dans son contexte immédiat, tout en tenant compte de son environnement historique, culturel et linguistique.

Prenons l’exemple du lavement des pieds : pour comprendre pleinement le geste de Jésus (Jean 13), il faut connaître son enracinement historique à l’époque d’Abraham (Genèse 18:4), de Joseph (Genèse 43:24), et d’Abigaïl (1 Samuel 25:41). Dans la culture du Proche-Orient ancien, laver les pieds d’un invité était un acte d’hospitalité et d’humilité, accompli par un serviteur, jamais par un maître.

Ainsi, quand Pierre dit : «Toi, Seigneur, tu me laves les pieds !… Non, jamais tu ne me laveras les pieds.» (Jean 13:6–8)

Il réagit selon la culture. Son refus n’est pas spirituel, mais culturel. Pourtant, Jésus en tire une leçon spirituelle: l’humilité en action. Lorsque Pierre comprend cela, il cède et accepte que Jésus le lave tout comme les autres disciples. La vraie question n’est pas: “Faut-il encore laver les pieds à l’Église ?”, mais plutôt: “Avec quel esprit devons-nous le faire?” Est-ce par ritualisme ou en signe d’humilité réelle devant Dieu et nos frères?

Tout prend sens en Jésus-Christ

La meilleure façon d’interpréter la Bible aujourd’hui est de partir de l’enseignement de Jésus, en particulier sa déclaration dans la Grande Commission (Matthieu 28:18–20). Jésus confie à ses apôtres la mission d’enseigner les nouveaux disciples selon ses paroles. D’où cette affirmation puissante : « Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières (Actes 2:42).» Cela montre que ce sont les enseignements des apôtres, transmis directement par Jésus, qui forment la base doctrinale de l’Église jusqu’à aujourd’hui.

À l’image des Pères de l’Église, nous sommes appelés à demeurer dans la saine doctrine, pour éviter les courants erronés qui dénaturent l’Évangile et détournent les croyants du vrai chemin (Jean 14:6). Le chrétien averti ne se laisse pas surprendre par les nouvelles doctrines ou pratiques douteuses. Il sait que les dérives viennent souvent d’une interprétation boiteuse des textes bibliques.

Il est encore temps de comprendre

Faut-il croire et appliquer tout ce qui est écrit dans la Bible, dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau ? Quand peut-on être certain que notre enseignement est conforme à la vérité divine ? Comment se protéger contre les fausses doctrines ?

La réponse se trouve dans l’étude sérieuse des principes de l’herméneutique biblique, dans une démarche éclairée par l’Esprit Saint et enracinée dans la fidélité aux Écritures.

Jérôme D. Emerson

15 juillet 2025

dimanche 13 juillet 2025

🔺La véritable amitié



C’est l’histoire de deux jeunes devenus amis après avoir compris l’importance de l’honnêteté pour préserver une véritable amitié.

Un jour, l’un d’eux, probablement celui qui supportait mal les offenses, confia ceci à son ami :

Je ne l’aime pas. On discute souvent, on partage des idées… mais je ne le supporte pas. Il m’a souvent aidé. Sans lui, franchement, j’aurais pu échouer dans la vie. Mais… je ne le ressens pas.
Pourquoi ? demanda son ami.
Il a des façons étranges d’agir. Il fait comme s’il savait tout. Son comportement devant les autres m’écœure.
– Ah bon ! Et tu lui as déjà dit tout ça ?
– Oh non, jamais.
– Et pourquoi pas ?
– Parce qu’il ne m’écoutera pas. Et puis, il est comme ça avec tout le monde.
– Pourtant, tu continues à le fréquenter ? Ce n’est sûrement pas ton ami, alors.
– Bien sûr que si. C’est mon ami, je l’aime bien.
– Tu penses que le porter dans ton cœur est une preuve d’amour ?
– Je suppose.
– Franchement, tu n’es pas honnête.
– Pourquoi tu dis ça ?
– Dis-moi… Est-ce que je suis ton ami ?
– Aucun doute là-dessus. Tu le sais.
– Bien. Mais me laisserais-tu échouer si tu pouvais m’aider ?
– Jamais de la vie.
– Je te crois. Mais ce désir de m’aider ne fait pas de moi un homme parfait, n’est-ce pas ?
– Non, bien sûr.
– Tu sais que j’ai des faiblesses aussi ?
– Certainement.
– Pourtant, tu m’aimes assez pour craindre mon échec.
– Oui, c’est vrai.
– Et pourquoi cette autre personne qui a besoin de ton aide ?
– Ce n’est pas pareil.
– Peut-être… Mais ici, on parle d’amitié. La vraie. Quand on a un ami, on le supporte. On ne fait pas semblant de l’aimer juste pour profiter de ses qualités. On l’aime avec ses bons côtés, ses défauts… et on lui parle de ses erreurs.
– Tu as raison… Merci pour ton avis.
– Ne me remercie pas. Pas avant d’aller lui dire ce que tu ressens. Si tu n’en es pas capable, alors ton amitié n’est pas authentique.
– Tu crois que je devrais arrêter de le fréquenter ?
– Oui. Il te faut autant de courage pour lui dire la vérité… que pour te détourner de lui si tu refuses de le faire.

Ce soir-là, l’ami resta seul un moment dans un coin. Les paroles qu’il venait d’entendre résonnaient en lui comme des échos qui refusent de s’éteindre.

Il se demandait : "Et si je perdais cet ami en lui parlant franchement ? Et si, au contraire, je le perdais déjà depuis trop longtemps, justement parce que je gardais le silence ?"

Le lendemain, il prit son courage à deux mains. Il chercha son ami et l’invita à marcher non loin de son domicile. Après quelques pas dans la rue calme, il se lança :

J’ai besoin de te parler. Pas pour te blâmer, mais pour être honnête avec toi.
– Je t’écoute,
répondit l’autre avec étonnement.
– Il y a des choses que tu fais, des attitudes… qui me dérangent. Je t’aime bien, vraiment. Tu m’as beaucoup aidé, mais parfois j’ai l’impression que tu joues un rôle, que tu veux impressionner… et ça me rend mal à l’aise.
– Tu crois que je suis faux ?
– Non… Je crois que tu cherches à être aimé, comme nous tous. Mais je pense que tu pourrais être mieux compris si tu étais plus réservé.
– Et pourquoi tu ne m’as rien dit avant ?
– Parce que j’avais peur. Peur de te perdre. Mais aujourd’hui je préfère te dire la vérité en face, parce que je tiens à notre amitié.

L’ami baissa les yeux dans un silence rare. Puis après un long moment, il marmotta :

– Merci. Tu es le premier à me parler comme ça. Tu m’as blessé un peu… mais tu m’as fait du bien.

Ils marchèrent encore, sans rien dire. Le silence, cette fois, n’était pas un mur mais un pont.

Une amitié sincère ne se mesure pas à la quantité de mots échangés ni à l’absence de conflits, mais à la capacité de dire ce qui blesse sans vouloir blesser.
Celui qui ose la franchise pour protéger ce lien précieux devient non seulement un ami fidèle, mais aussi un vrai miroir qui nous apprend à mieux nous voir et nous comprendre.

Car aimer, ce n’est pas idéaliser l’autre, c’est l’accepter, le corriger, et l’élever, avec respect et bienveillance. 

Texte de Jérôme D. Emerson

Juillet 2025

samedi 12 juillet 2025

🔺 3 jours de jeûne, 362 jours de gêne

 


Je suis de ceux qui croient en la puissance de la prière et du jeûne, qu’il soit physique ou spirituel. Dans les moments difficiles, l’homme, et tout particulièrement le chrétien, est appelé à se consacrer à la prière pour chercher la volonté de Dieu et savoir comment agir. La Bible nous donne de nombreux exemples de jeûne.

Dans sa détresse, David jeûna pour exprimer sa douleur et intercéder pour la vie de son enfant (2 Samuel 12:16). Esther rassembla les Juifs pour un jeûne collectif de trois jours en vue du salut de son peuple (Esther 4:16). En vue de reconstruire les murailles de Jérusalem, Néhémie jeûna devant Dieu (Néhémie 1:4). Face au danger, Josaphat proclama un jeûne pour tout Juda (2 Chroniques 20:3). Et pour éviter le jugement divin, les habitants de Ninive annoncèrent un jeûne collectif en signe d’humiliation (Jonas 3:5).

Il s’agissait là de pratiques profondément ancrées dans le judaïsme, accomplies par un peuple choisi qui s’adressait directement à son Dieu. Mais avec la venue de Jésus, le Nouveau Testament donne au jeûne une dimension nouvelle et intérieure.

En Matthieu 4:2, nous voyons que Jésus jeûna quarante jours et quarante nuits avant de commencer son ministère, un temps de consécration unique lié à sa mission messianique. Il ne nous commande pas de faire comme lui, mais son exemple montre l’importance de se préparer spirituellement.

Dans Matthieu 6:16–18, Jésus enseigne à jeûner avec simplicité, discrétion et sincérité. Ce type de jeûne est intime, inutile de l’afficher comme une pratique religieuse pour impressionner les autres. C’est une démarche du cœur. Anne, prophétesse, servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière (Luc 2:37). Elle vivait une vie consacrée à Dieu.

L’Église primitive jeûnait dans diverses circonstances : Avant d’envoyer Paul et Barnabas, elle jeûnait (Actes 13:2–3). Pour désigner les anciens, les apôtres jeûnèrent (Actes 14:23). Le jeûne accompagnait des décisions clés et des moments de consécration.

Jésus savait aussi critiquer les jeûnes hypocrites des religieux. Ce n’était pas parce qu’il manquait de connaissance, mais parce qu’il voyait le cœur. Les pharisiens se vantaient de jeûner deux fois par semaine (Luc 18:12). Pour Jésus, le jeûne ne doit jamais devenir un motif d’orgueil ni de supériorité spirituelle, comme le pensent parfois ceux qui croient être plus puissants en raison d’une discipline religieuse.

À moins qu’il n’existe un nouveau verset dans le Nouveau Testament ajouté par des "nouveaux apôtres", le jeûne chrétien reste essentiellement personnel. Il peut aussi être pratiqué en petit groupe, selon les exemples bibliques précités. Jésus ne nous enseigne pas de jeûner pour la nation ni d'organiser des jeûnes publics dans le but de remplacer une action citoyenne ou politique. L’histoire nous parle de Dessalines, Gandhi, Fidel Castro, et tant d'autres qui ont agi pour libérer leur peuple de l’oppression, souvent sans recours au jeûne mais avec détermination et sacrifice.

Il n’est donc pas inutile pour autant de prier ou de jeûner pour sa nation car le Nouveau Testament nous exhorte à prier pour tous : “J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes.” (1 Timothée 2:1).

Et plus loin, Paul recommande de prier : “…pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté.” (1 Timothée 2:2).

Ce verset justifie pleinement la prière pour les autorités et donc, la prière pour notre pays. Il nous invite à intercéder pour que les gouvernants agissent avec justice et sagesse, permettant à la société de vivre dans la paix.

Cependant, sommes-nous assez unis, comme le recommande Jésus en Matthieu 18:19, pour espérer une réponse favorable du ciel ? Nous savons que l’unité est essentielle, surtout lorsqu’il s’agit d’intercéder pour préserver nos frères et sœurs face à une menace, comme une déportation massive. Mais aurons-nous encore besoin de trois jours de jeûne pour laver cette gêne qui souille notre dignité collective ? Et lorsque Dieu exaucera nos prières, serons-nous conscients qu’il ne nous demande pas seulement des mots, mais une vie unie, transformée, et fidèle à sa volonté ?

 Oui, Dieu peut répondre. Mais serons-nous prêts à vivre dans l’unité qu’Il souhaite ?
Pas une unité de façade. Pas une unité fondée sur la peur du malheur. Mais une unité fondée sur l’amour mutuel, la responsabilité collective, et la dignité restaurée.

Le jeûne est puissant. Il est un cri intérieur, un acte d’humiliation, une prière silencieuse adressée au ciel. Mais il n’est pas une échappatoire. Trois jours de jeûne ne peuvent effacer 362 jours de désunion, d’oubli spirituel ou de compromission nationale.

Dieu entend. Il répond. Mais il nous appelle aussi à vivre en unité, à porter ensemble le fardeau de nos familles, de nos frères et de notre terre. Le vrai miracle ne vient pas seulement après le jeûne, mais par la communion des cœurs qui persiste lorsque le jeûne est terminé.

Il est temps de cesser de cacher notre gêne sous des gestes religieux éphémères. Il est temps de faire de notre intercession un mode de vie, une marche collective, une réponse à l’appel du Christ : “Si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander une chose quelconque…” (Matthieu 18:19).

Que ce jeûne ne soit pas une pause spirituelle dans notre gêne nationale, mais le début d’une résurrection collective, fondée sur la prière, l’humilité, et surtout, l’unité.

Jérôme D. Emerson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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